L'inflation française ralentit à 1,3% en décembre, mais les tensions géopolitiques maintiennent la pression sur les marchés
L'année 2024 se termine sur une note contrastée avec un reflux de l'inflation en France, tandis que les bourses européennes peinent à retrouver leur dynamique de fin d'année.
L'inflation française poursuit son ralentissement
L'INSEE a publié hier les chiffres définitifs de l'inflation pour décembre 2024, confirmant un ralentissement à 1,3% sur un an, contre 1,4% en novembre. Cette décélération s'explique principalement par la baisse des prix de l'énergie (-3,8% sur un an) et une modération des prix alimentaires (+1,8% contre +2,4% le mois précédent).
Pour ton portefeuille, cette tendance pourrait influencer les décisions de la Banque centrale européenne concernant ses taux directeurs. Les marchés anticipent désormais une possible baisse des taux dès le premier trimestre 2025, ce qui pourrait bénéficier aux actions européennes et pénaliser l'euro face au dollar.
L'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), utilisé par la BCE pour ses décisions de politique monétaire, s'établit à 1,4% en décembre, restant sous l'objectif de 2% de l'institution de Francfort.
Les marchés européens sous pression
Les bourses européennes ont terminé la séance d'hier dans le rouge, avec le CAC 40 qui a cédé 0,8% à 7 384 points. Cette baisse s'inscrit dans un contexte de rotation sectorielle, où les investisseurs délaissent les valeurs technologiques au profit des secteurs plus traditionnels.
Le secteur bancaire a particulièrement souffert, avec BNP Paribas (-1,2%) et Société Générale (-1,5%) en baisse. Cette performance décevante s'explique par les incertitudes autour des taux d'intérêt futurs et l'impact potentiel sur les marges nettes d'intérêt des banques.
À l'inverse, les valeurs énergétiques ont résisté, portées par la remontée du prix du pétrole Brent au-dessus de 74 dollars le baril, en réaction aux tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient.
Wall Street maintient sa dynamique haussière
Outre-Atlantique, les indices américains ont poursuivi leur progression, avec le Dow Jones qui a gagné 0,6% et le S&P 500 qui a progressé de 0,4%. Cette performance s'appuie sur de solides résultats d'entreprises et sur l'optimisme des investisseurs concernant les politiques économiques de la nouvelle administration.
Le secteur technologique reste porteur, avec Apple (+1,8%) et Microsoft (+1,2%) qui continuent de bénéficier des perspectives liées à l'intelligence artificielle. Tesla a également brillé (+2,3%), soutenu par des livraisons trimestrielles meilleures qu'attendu.
La Fed maintient pour l'instant une approche prudente, Jerome Powell ayant réaffirmé que les décisions futures dépendraient des données économiques, notamment de l'évolution de l'inflation et du marché de l'emploi.
Le marché obligataire français sous surveillance
Sur le marché de la dette souveraine, l'écart entre les taux français et allemands (spread) s'est légèrement creusé à 78 points de base, reflétant les préoccupations persistantes des investisseurs concernant la situation budgétaire française.
Le rendement de l'OAT 10 ans s'établit à 3,28%, soit son plus haut niveau depuis novembre. Cette tension s'explique par l'incertitude politique persistante et les défis budgétaires que doit relever le gouvernement pour réduire le déficit public.
Pour tes investissements obligataires, cette situation nécessite une vigilance particulière. Les obligations d'État françaises pourraient continuer à subir des pressions si les marchés estiment que les efforts de consolidation budgétaire sont insuffisants.
Matières premières : l'or résiste, le pétrole rebondit
L'or a maintenu sa position près de ses plus hauts historiques, cotant autour de 2 665 dollars l'once. Ce niveau reflète la demande refuge persistante des investisseurs dans un contexte géopolitique tendu et d'incertitudes économiques.
Le pétrole Brent a rebondi à 74,2 dollars le baril (+1,8%), soutenu par des tensions au Moyen-Orient et des signaux de reprise de la demande chinoise. Cette évolution pourrait avoir un impact sur tes coûts énergétiques et sur l'inflation à moyen terme.
Le bitcoin a connu une séance volatile, oscillant entre 96 000 et 98 500 dollars, dans l'attente de signaux réglementaires de la part des autorités américaines.
Ces évolutions illustrent la complexité du paysage économique actuel, où les signaux positifs sur l'inflation coexistent avec des tensions géopolitiques et des incertitudes politiques qui maintiennent la volatilité sur les marchés financiers.
Sources : INSEE, Les Échos, Bloomberg
Les données chiffrées, taux et cours mentionnés dans cet article sont indicatifs et datent du 25/05/2026. Ils peuvent avoir évolué depuis.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement. Consultez un conseiller financier agréé pour toute décision d'investissement.
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